« La gratuité de l’enseignement primaire doit être irréversible en RDC » (CENCO)

Abbé Donatien Nshole, premier secrétaire général adjoint de la Commission Episcopale Nationale du Congo (CENCO) lors du lancement de la campagne de sensibilisation sur la résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’ONU et sur l’accord de la Saint-Sylvestre le 04/05/2017. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a de nouveau salué lundi 16 décembre la mesure de gratuité de l’enseignement de base en RDC, trois après sa mise en œuvre. Parmi les avancées de cette mesure « irréversible », la CENCO cite entre autres un afflux massif des enfants jadis déscolarisés ou dont les parents furent essoufflés par le paiement des frais de motivation. Cependant, les évêques catholiques déplorent notamment le sort des enseignants non payés et nouvelles unités.

Après évaluation de la gratuité de l’enseignement de base, la CENCO a listé quelques avantages : 

  • L’augmentation des salaires des enseignants des établissements publics.
  • L’augmentation des frais de fonctionnement des écoles primaires.
  • La suppression des frais de motivation à tous les niveaux (maternel, primaire et secondaire).
  • La suppression des autres frais scolaires au niveau primaire.
  • 649 soit 71,4% des enseignants des écoles conventionnés catholiques sont payés.
  • 565 écoles conventionnées catholiques soit 70,7% sont mécanisées et budgétisées.

Défis à relever

Les évêques catholiques ont par ailleurs relevé de nombreux défis qui pourraient empêcher la réussite de cette mesure constitutionnelle :  

  • 698 soit 9,7%des enseignants ne sont pas payés (N.P).
  • 138 soit 18,9% des enseignants sont des nouvelles unités non enregistrés, par conséquent non payés (N.U).
  • 898 soit 11,6% des écoles sont mécanisées mais non budgétisées.
  • 317 des écoles soit 8,1% ne sont ni mécanisées ni budgétisées.
  • 330 écoles soit 8,1% sont non agrées mais opérationnelles.
  • 243 écoles soit 1, 5% sont agrées mais non opérationnelles.

La démotivation des enseignants NP et NU ainsi que tous les agents d’appoint en Provinces (directeurs de discipline, surveillants, sentinelles, secrétaires, ouvriers) qui ne sont pas payés.
Grèves passives ou actives des enseignants dont la rémunération est non satisfaisante
Difficulté de fonctionnement des écoles non budgétisées par manque des frais de fonctionnement.
Effectifs pléthoriques entraînant l’insuffisance des infrastructures.

« La gratuité de l’enseignement primaire doit être irréversible. La CENCO est disposée à apporter sa contribution dans la recherche des solutions pour surmonter les principales difficultés qui risquent de compromettre la réussite de cette politique de gratuité ou de contribuer à la baisse du niveau de l’enseignement qui est déjà déplorable, à savoir : le non-paiement des enseignants qui prestent depuis septembre ; l’insuffisance des salaires qui, pour certains, sont sensiblement revus à la baisse », indique le communiqué des évêques catholiques.

Ces derniers recommandent à l’Etat notamment de rémunérer les enseignants non payés en Janvier 2020 et Identifier les écoles mécanisées et non budgétisées, aussi celles non mécanisées et non budgétisées et procéder au payement de leur frais de fonctionnement. 

Vous pouvez suivre les autres recommandations avec l’abbé Nshole, secrétaire général de la CENCO

source radiookapi

Partager avec vos amis: