Accrochages FARDC-Armée rwandaise : les corps de trois militaires congolais tués rapatriés en RDC

Des soldats congolais au Nord-Kivu le long de la frontière avec le Rwanda. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Le gouvernement rwandais a rapatrié samedi les corps de trois militaires congolais tués lors des accrochages entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les éléments des forces armées rwandaises (FAR) survenus le 13 février dernier à Sabinyo et Visoke, en plein Parc des Virunga.

D’après des sources sécuritaires, c’est au poste frontalier de la Grande Barrière de Goma que l’armée rwandaise a restitué aux FARDC les dépouilles de ces trois militaires, considérés par l’armée congolaise jusque vendredi comme « portés disparus » à la suite des combats.

Une sobre cérémonie d’hommage à ces soldats tombés a été organsinée par des officiels congolais qui ont accueilli leurs corps au poste frontalier de la Grande Barrière de Goma.

Selon les mêmes sources, c’est le mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL qui a facilité le rapatriement des dépouilles de ces militaires en RDC.

Le major Ndjike Kaiko, porte-parole de la 34è Région militaire, a promis dans quelques jours un enterrement digne de leurs rangs « pour ces militaires tombés sur le champ d’honneur ».

En revanche, rien ne filtre jusqu’à présent sur les pertes enregistrées par l’armée rwandaise à la suite de ces accrochages.

Pour l’instant, un cessez- le-feu est observé par les deux forces armées en attendant les résultats de l’enquête de la commission conjointe de vérification de la CIRGL.

D’après l’armée congolaise, ces affrontements sont consécutifs à l’incursion de l’armée rwandaise sur le sol congolais le 13 février.

Lors d’une conférence de presse vendredi 16 février à Goma, le commandant de l’opération Sokola 2, le général Mandevu avait précisé images et coordonnées géographiques à l’appui, que l’armée rwandaise était bel et bien sur le territoire congolais.

Des accusations que dément l’armée rwandaise qui à son tour a accusé les militaires congolais d’avoir violé leur territoire.

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