La RDC plaide pour le redimensionnement qualitatif de la force de la MONUSCO

De gauche à droite, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC et cheffe de la MONUSCO et le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, lors d’une rencontre à Kinshasa, le 15/02/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le ministre congolais des Affaires étrangères Leonard She Okitundu, a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU mercredi 07 mars de redimensionner la force de la MONUSCO.

« Mon   gouvernement   plaide   pour   un redimensionnement  qualitatif  de  la  force  de  la  MONUSCO,  avec  moins  de troupes mais plus spécialisées dans la traque des groupes armés, et capables de  faire  face  aux  menaces asymétriques.

Pour  le  nouveau  mandat  de  la mission, ces troupes doivent travailler en étroite collaboration avec les FARDC, jouir d’une plus grande agilité et  mobilité et être dotées d’un équipement adapté pour  plus  d’efficacité.  La priorité devra  donc être accordée à la  Brigade d’intervention, fer de lance de ce partenariat MONUSCO-FARDC », a affirmé She Okitundu.

Il rappelle qu’en  mars  2017, la RDC avait demandé que  le  renouvellement  du mandat  de  la  MONUSCO  prenne  en  compte  les  attentes  du  peuple  congolais dont  le  souhait  le  plus  ardent  est  de  voir  les  forces  négatives  et  les  différents groupes  armés  qui  écument  la  partie  Est  du  pays être éradiquées totalement.

« Pour  y  parvenir,  il était impérieux  de  renforcer  l’efficacité  opérationnelle  des forces onusiennes, en priorité celles de la Brigade spéciale d’intervention, la seule  force  offensive  qui  faisait  face  aux  groupes  armés.  Au  regard  de  la situation sur le terrain, le même vœu reste d’actualité », note le chef de la diplomatie congolaise.

Dans ce contexte, fait remarquer M. Kitundu, les unités de la MONUSCO non essentielles aux opérations militaires  de  lutte  contre  les  groupes armés, présentes dans  les  zones où  la force de la MONUSCO n’est pas justifiée et dans celles où la concentration des forces est supérieure à la menace, doivent être retirées pour alléger les effectifs et  certaines converties  dans  un  mode  plus adapté à la  traque  des  groupes armés.

Le gouvernement  congolais regrette  aussi de  n’avoir  pas  été consulté sur  des  le retrait de l’artillerie tanzanienne et de l’aviation sud-africaine ainsi que le déplacement du commandement de la brigade d’intervention rapide du théâtre des opérations à une base fixe à Goma, entrainant ainsi son inefficacité, révèle She Okitundu.

« Nous aurons réussi ensemble en République Démocratique du Congo quand il ne  sera  plus  question de  débat  sur  le renouvellement du  mandat  de  la MONUSCO,  ce  qui  est  le  souhait  du  peuple  congolais  et  celui  de  mon gouvernement  qui  espère  que  cette  reconduction  sera  l’avant -dernière  et qu’elle contribuera définitivement au retour de la paix pour les populations de l’Est de la RDC », conseille M. She Okitundu.

Le crucial mandat confié à la MONUSCO ne peut réussir sans l’éradication des groupes  armés dont  les  activités  constituent  la  principale  menace  contre  les populations  civiles, rappelle le ministre congolais des Affaires étrangères.

« Ainsi,  les  termes  de  référence  du  nouveau  mandat  de  la MONUSCO  doivent  absolument intégrer l’impératif d’éradication des groupes armés  parmi  les  priorités  du  partenariat  stratégique et sous  le  leadership  des FARDC.  Ce  partenariat  pour  être  efficace  doit  donc  être  doté  des  moyens adaptés à la guerre non conventionnelle, mode de fonctionnement asymétrique  des groupes armés », recommande She Okitundu.

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