Kinshasa : le transport en commun paralysé par la grève des taximen

Des habitants de l’Est de Kinshasa marchent à pied sur le boulevard Lumumba par manque de moyen de transport en commun le 20/09/2016 un jour après la marche de l’opposition congolaise dispersée par la police. Radio Okapi/Ph. John Bompengo.

Les chauffeurs des taxis et taxi bus observent depuis lundi 21 mai dans la matinée un mouvement de grève à Kinshasa, à la grande surprise de la population.

Depuis la semaine dernière, plusieurs chauffeurs des taxis et minibus annonçaient aux usagers de transport en commun qu’ils allaient observer un mouvement de grève de deux jours à partir de ce lundi pour protester notamment contre la révision à la baisse par la ville de Kinshasa des prix du transport en commun alors que le prix du carburant reste en hausse à la pompe.

Ce lundi, ils sont passés à l’acte. La plupart des taxis et minibus de Kinshasa ont été absents sur les grandes artères de la ville. De milliers des kinois ont trainé dans les arrêts de bus avant que certains ne décident de faire le pied jusqu’à leurs destinations.

La veille pourtant, le président provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), Jean Mutombo, avait démenti à la Radiotélévision nationale Congolaise (RTNC) un quelconque mouvement de grève, invitant ses collègues à vaquer à leurs activités.

D’après lui, l’ACCO est en pourparlers avec les autorités de la ville pour trouver des terrains d’attente sur les questions qui préoccupent les chauffeurs.

Il s’agit, outre le prix du transport en commun, de tracasseries policières et de décisions des autorités relatives au contrôle sur les voitures appelées « Ketch », a-t-il precisé.

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