Huawei: les passes d’armes diplomatiques continuent entre la Chine et le Canada

L’arrestation de la numéro deux du géant chinois des télécommunications Huawei continue à empoisonner les relations entre la Chine et le Canada. Une porte-parole chinoise a dénoncé une lettre ouverte au président Xi Jinping écrite par 143 diplomates et chercheurs demandant la libération de deux Canadiens arrêtés en Chine juste après Meng Wanzhou. Puis la porte-parole de la ministre chinoise des Affaires étrangères s’en est prise au processus d’extradition concernant Meng Wanzhou elle-même. Pendant ce temps, le gouvernement canadien maintient le cap.

Avec notre correspondante à Montréal,Pascale Guéricolas

En marge des rencontres qu’elle mène actuellement au Forum économique de Davos en Suisse, la ministre canadienne des Affaires étrangères a rappelé l’entente mutuelle d’extradition existant entre les gouvernements canadiens et américains.

Le Canada n’avait pas le choix

Le Canada n’avait donc pas le choix de répondre à la demande de Washington et d’arrêter la numéro 2 de Huawei lors de son escale à Vancouver en décembre dernier.

Selon l’ambassadeur américain, les Etats-Unis vont formellement demander l’extradition de Meng Wanzhou à la fin du mois de janvier, comme le prévoient les délais légaux dans ce type de procédure.

Menaces sur la sécurité chinoise

Pendant ce temps, le diplomate canadien Michael Kovrig, et l’homme d’affaires Michael Spavor sont toujours emprisonnés en Chine. Les autorités de ce pays les accusent d’avoir menacé la sécurité chinoise.

Selon certaines informations, les deux hommes subissent des interrogatoires de quatre heures chaque jour, sans la présence de leur avocat. Ils n’ont pu voir les représentants du Consulat qu’une demi-heure depuis leur arrestation le mois dernier.

rfi via simcongo

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