RDCongo : pour la Ceni, c’est Tshisekedi ou Kabila et rien d’autre

Passe d’armes étonnante ce vendredi aux Nations unies à New York. Cette réunion, qui aurait pu se dérouler mardi 8 janvier, soit avant la proclamation des résultats provisoires et l’annonce de la victoire de Félix Tshisekedi si l’ambassadeur sud-africain n’avait pas réussi à la repousser de quelques jours, à vu la Cenco et la Ceni dérouler leur argumentaire respectif.

La commission épiscopale nationale du Congo (Cenco) a répété ce qu’elle affirme depuis le jeudi 2 janvier. Les chiffres qu’elle a récoltés donnent clairement la victoire à un candidat… Et ce bilan, obtenu sur base des P.-V. électoraux et grâce à ses 40 000 témoins, ne correspond pas à celui fourni par la Ceni.

Pour éviter tout mal entendu et pour la clarté d’un processus électoral dont la crédibilité est largement entamée, les évêques proposent qu’il y ait un recomptage des voix qui apaiserait tout le monde et aboutirait à la présentation d’un président incontesté.

Une position qui rejoint les demandes de l’Allemagne, de la France, de la Begique et même des Etats-Unis

De son côté, la Ceni ne veut rien entendre. Pour Corneille Nangaa, si les conclusions de la Ceni ne sont pas validées, alors les institutions en place resteront… en place et les élections seront invalidées. « Pour les contentieux, il n’y a que deux options : soit confirmer les résultats de la Ceni, soit annuler l’élection. Annuler l’élection voudrait dire que les institutions en place se poursuivraient », a expliqué le président de la Ceni, Corneille Nangaa au Conseil de sécurité par vidéo interposée.

Le président de la Ceni n’envisage donc pas de rouvrir le débat. La Russie, comme tous les autres Etats du Conseil de sécurité, a appelé tous les acteurs congolais au calme et à la retenue, tout en défendant, elle, qu’il fallait respecter le choix de la Ceni au nom de la souveraineté.

Avec une telle position, on peut s’interroger sur l’intérêt de la démarche devant la Cour constitutionnelle congolaise du candidat de l’opposition  Martin Fayulu.

Le président de la Ceni pourrait apaiser tout le monde et éviter toute tension inutile en ouvrant le dialogue et en permettant le recomptage rapide des voix, offrant la tranparence que le monde entier réclame à cor et à cri. Mais pour l’instant, pour la Ceni, c’est Tshisekedi ou Kabila et rien d’autre et tant pis pour l’apaisement ou la transparence.

via libre d’afrique

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